Info pesticides

Nos informations sur les pesticides !

Comme pour beaucoup de domaines liés à l’environnement, on entend tout et n’importe quoi. Par tradition, dans les journaux ou des « on dit », les pesticides sont tantôt présentés comme des incontournables dans la gestion de nos espaces verts, tantôt comme dangereux pour la santé.
Faire la différence entre une information exacte et une légende n’est pas toujours facile. Cette page a pour objectif de présenter ce qui nous semble essentiel à connaître au sujet des pesticides.

Définition du terme pesticides, en quelques mots….

La définition selon les textes de lois* : Il convient d’entendre par « pesticide » l’en­semble des produits phytopharmaceutiques et des biocides. Un produit phytopharmaceutique (PPP) est également appelé « produit de protection des plantes » ou « produit phytosanitaire ». Il s’agit d’un produit d’origine naturelle ou élaboré chimiquement qui est utilisé pour lutter contre les maladies et les ravageurs des végétaux ou encore pour éliminer les végétaux ou les organismes indésirables.

*au sens du Règlement (CE) n°1107/2009 et de la Directive 98/8/CE

déf pesticides Notre définition se base sur l’étymologie du mot « pesticide » : « Pest » en anglais désigne un organisme nuisible, le suffixe « cide », qui vient du latin, veut dire tuer. Ce terme générique est employé pour désigner des produits (le plus souvent de synthèse) chimiques ayant la capacité de tuer des organismes vivants considérés indésirables. On répertorie parmi les pesticides, les herbicides pour se débarrasser de certaines plantes, les insecticides pour tuer les insectes, les fongicides pour lutter contre certains champignons, etc,…

homicides

Les dangers des pesticides

Les risques pour la santé:

Tete de mort Irritations, vomissements, pertes de conscience, œdèmes pulmonaires, cancers, leucémies, diminution de la fertilité …. sont autant de symptômes liés à l’utilisation ponctuelle ou répétée de pesticides. Ces produits rentrent en contact avec notre organisme par la peau, les yeux, par inhalation, par ingestion conduisant à des symptômes au niveau cutané, digestif, oculaire, neurologique … Quelles que soient les précautions prises pendant un traitement chimique, il existe un risque de contamination par l’air, l’eau ou les aliments.

Les risques pour les enfants sont encore plus importants, car les doses conduisant à l’apparition de symptômes sont plus faibles que pour un adulte. Un petit enfant court 12 fois plus de risque d’intoxication qu’un adulte lorsqu’il est exposé à un produit toxique.

Les risques pour l’environnement

Tout traitement chimique (insecticide, fongicide ou herbicide) aura inévitablement un impact sur l’environnement:

Pollution des eaux de surface et souterraines (surtout avec les herbicides chimiques), intoxication des organismes aquatiques et, en fin de compte, contamination de l’eau du robinet.

  • Destruction des micro-organismes qui sont indispensables au maintien de la fertilité du sol.
  • Toxicité vis-à-vis des insectes, acariens… qui sont eux utiles au jardin
  • Résistance des espèces nuisibles aux pesticides, rendant le produit inefficace (en plus d’être nocif)
Mort environ

De plus, la dégradation complète des produits chimiques peut prendre beaucoup de temps, ce qui conduit à une persistance du produit chimique dans le sol et à une accumulation de produits chimiques tout au long de la chaîne alimentaire.

Vous voulez des chiffres ?

  • D’après le rapport analytique sur l’état de l’environnement wallon 2006-2007, on estime que 8.300 tonnes de pesticides ont été utilisées en Belgique, dont moins de 40% (+ ou – 3.000 tonnes) en Région wallonne.
  • De 2005 à 2010, on assiste à une chute des données de vente nationales des quantités totales d’herbicides (-74,5%) expliquée par le retrait du chlorate de soude sur le marché belge ainsi que par la diminution des ventes de sulfate de fer (-88%) et de glyphosate (-56%). Source: CRP (2012) ; SPW-DGARNE-DEE-DESU ; SPW-DGARNE-DEMNA-DEE (In « Les Indicateurs clés de l’environnement wallon 2012 »)
  • Parmi la centaine de pesticides aujourd’hui contrôlés dans les nappes d’eau souterraine, une dizaine de ceux-ci sont responsables de la plupart des pollutions. Ce sont tous des herbicides… et principalement d’usage non agricole. Source: Etat des nappes d’eau souterraine de Wallonie. Edition : Service public de Wallonie, DGO 3 (DGARNE), Belgique
  • Les conséquences de cet usage en ce qui concerne la qualité des eaux souterraines et de surface sont réelles. A titre d’exemple, 34 installations de captage d’eau ont dû interrompre leur production à cause des pesticides ou appliquer des traitements de potabilisation entre 1993 et 2004. Source: Tableau de bord de l’environnement wallon 2008
  • Dans le cas d’utilisations non agricoles sur des surfaces imperméables (asphalte, pavés…) ou semi-imperméables (gravier, ballast…), les quantités de pesticides entraînés par ruissellement pouvaient atteindre, selon les circonstances, 40 à 60 % des quantités appliquées. Source: Rapport analytique sur l’état de l’environnement wallon 2006-2007

     

6 réflexions au sujet de « Info pesticides »

  1. Bonjour,
    Je suis enseignante à l’Athénée Royal de koekelberg , à la recherche d’une mallette pédagogique et autres outils pouvant m’aider à préparer une séquence sur les effets des pesticides sur la biodiversité.
    Recevez d’avance mes remerciements
    Djazia Boudaoud
    GSM: 0488 247 742
    adresse: Avenue de la Basilique, n°375, bp n°5,1081 Koekelberg

  2. Je suis un jardinier (hobby) qui pratique le respect de la terre et de la nature depuis plus de trente ans. J’habite en Hesbaye, région ou la plupart des exploitants agricoles, utilisent malheureusement de nombreux pesticides.
    Dans les années 90, à chaque printemps, les arbres fleuris de mon jardin étaient couverts par une multitude d’insectes, dont les abeilles sauvages et leurs cousines domestiquées. Un véritable plaisir pour l’œil et l’oreille.
    Depuis les années 2000, il ne reste plus que quelques malheureux survivants, les fruits se sont fait plus rares et ont perdu toute leur saveur. Alors oui à la suppression de la majorité des ces produits toxiques et mercantiles.

  3. Bonjour,
    Habitant du fin fond du sud Hainaut, je suis étonné de voir encore de nos jours des champs de moutarde pulvérisés. Ces champs vont être labourés prochainement… Belle incidence pour la faune et la flore du sous-sol et pour les nappes phréatiques. A côté de chez moi, un agriculteur plante du maïs tous les ans et l’on s’étonne que nos abeilles disparaissent…N’y a-t-il pas une relation avec le maïs traité avant semis?
    J’essaie d’employer tous les moyens naturels possibles de lutte comme le purin d’ortie….et je vois que mon jardin est en pleine forme tout comme mes abeilles. Ce qui m’inquiète c’est l’organisation de semaine sans pesticide mais cela n’empêche pas les entreprises agricoles de continuer leurs pulvérisations et je n’ai jamais remarqué de contrôle dans la région, du moins nous n’entendons aucune remarque à ce sujet.
    C’est le plein moment pour nos empoisonneurs de déverser leurs saletés mais je pense qu’on ferme les yeux sur leurs pratiques….
    Bien à vous

    1. Bonjour,
      L’enracinement du noisetier est superficiel, ce qui permet d’arracher les plantes en travaillant le sol à la fourche-bêche par exemple.

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