LA RECHERCHE ALERTE L’EUROPE SUR LE DANGER DES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

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Une étude de l’Alliance Environnement Santé (Heal) chiffrait le coût sanitaire de l’exposition aux perturbateurs endocriniens, soupçonnés de provoquer certaines maladies, soit jusqu’à 31 milliards d’euros dans l’Union européenne. Pour avancer ce montant, les chercheurs ont identifié cinq types de pathologies en hausse : les problèmes de fertilité et anomalies sexuelles, les cancers (sein, prostate, testicules…), le diabète, l’obésité et l’autisme. Extrait de l’article de La Libre Belgique du 20/06/2014

On les trouve dans les jouets en plastique, les plats à micro-ondes, les cosmétiques, les pesticides, les boîtes de conserves,… Les perturbateurs endocriniens peuvent rentrer dans la composition de nombreux produits de synthèse rencontrés au quotidien. Ces molécules agissent sur l’équilibre hormonal de nombreuses espèces dont l’homme. Elles sont souvent susceptibles d’avoir des effets indésirables sur la santé en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement et la fonction sexuelle et reproductrice.

Ces molécules ne sont pas toxiques au sens habituel du terme car elles peuvent perturber l’organisme de façon discrète et agissent à très faibles doses. Elles sont sources de maladies émergentes, en partie liées au mode de vie, et ont parfois un impact sur la descendance ou sur des populations entières. Exemples de cas :

  • Le distilbène, un des premiers œstrogènes de synthèse, a  été administré par voie orale à des femmes entre 1948 et 1977. Ce médicament s’est avéré nocif pour la mère et ses descendantes.
  • Aux Etats-Unis, l’effet perturbateur de l’atrazine, un herbicide très utilisé dans ce pays, a été démontré en étudiant les difficultés de reproduction de certains amphibiens.
  • Le bisphénol A, connu pour avoir des propriétés œstrogéniques, présent dans  l’eau contaminé, dans certains polymères et est soupçonné de jouer un rôle dans certaines fausses couches, l’obésité et certains cancers.

Ces perturbateurs remettent en question les approches réglementaires basées sur des seuils toxicologiques par produit, et sur le principe de Paracelse : « seule la dose fait le poison ». Suite à une analyse des connaissances actuelles sur les perturbateurs endocriniens, le Conseil supérieur de la santé (CSS) propose une série de recommandations pour répondre à cet enjeu crucial de santé publique.

Afin d’en savoir plus sur les conclusions de cette analyse, consultez l’article de la Fédération Inter-Environnement Wallonie : http://www.iewonline.be/spip.php?article6551