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MONSANTO SE LANCE DANS LE BIOCONTROLE

Photo: Entocare

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L’actualité de la fin de l’année 2013 n’a pas manqué de commenter la décision du géant de l’agrochimie d’investir dans le secteur du biocontrôle. Vous avez peut-être lu dans la presse « Monsanto se met au bio », ce qui peut prêter à confusion : la multinationale ne s’est pas converti à la culture biologique mais a décidé de produire, via une société danoise, des bactéries utilisées en lutte biologique (biocontrol en anglais). Ces micro-organismes protègent les cultures des insectes nuisibles ou d’autres organismes pathogènes. Les techniques de lutte biologique, dont les lâcher d’auxiliaires, sont employés en culture conventionnelle, intégrée et biologique.

Le groupe américain s’est allié à la société danoise Novozymes, numéro un mondial des enzymes alimentaires et industrielles, afin de percer dans un marché prometteur, déjà en plein essor en Europe.

« Les deux entreprises ont mis en place [le partenariat] The BioAg Alliance afin d’identifier, développer et vendre des solutions à base de micro-organismes qui permettent aux agriculteurs du monde entier d’augmenter les rendements des cultures en utilisant moins d’intrants« , indiquent-ils dans un communiqué publié le 10 décembre. En ligne de mire, un marché de l’ordre de 1,6 milliard d’euros par an, « avec des taux de croissance à deux chiffres au cours des dernières années« .

Monsanto tente, par cette stratégie, de redorer son blason qui est salement entaché par leur réputation de destructeur de l’environnement et de dictateur du monde agricole. Espérons néanmoins que cela pourra contribuer réellement à diminuer la production des produits phytopharmaceutiques.

La lutte biologique vous intéresse-t-elle ? Voici quelques sociétés spécialisées dans le biocontrôle Europe :

DES ABRIS POUR LA FAUNE UTILE

Un jardin trop « propre », sans bois mort, sans tas de branches ou dépourvu d’une zone d’herbes sèches, limite les abris naturels pour la faune utile. Pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un grand jardin ou la possibilité de l’aménager comme bon lui semble, Il est très facile de fabriquer vous-même des abris.abris à insectes 3

  • Afin d’accueillir au mieux les abeilles et guêpes solitaires, qui sont de précieux polinisateurs, il vous suffit de trouver des rameaux à tiges creuses (ou à moelle). Ces insectes pondent dans les tiges au printemps ou profitent d’un autre système qui consiste à percer une buche de trous de 2 à 12mm de diamètre.
  • Dès que l’hiver approche, les hérissons ont besoin de se protéger du froid. Son abri est constitué d’une caisse en bois avec une ouverture et recouvert d’un tas de feuilles ou de branches. Cet animal sympathique débarrassera votre jardin des limaces.
  • abris à insectes 4Les perce-oreilles colonisent rapidement des pots de fleurs renversés remplis de foin (légèrement humide et un peu tassé) déposés dans les endroits où ils sont nombreux. Gros mangeurs de pucerons la nuit, déplacez l’abri au cours de la journée pour l’accrocher dans un arbre ou près d’une plante attaquée.
  • Les coccinelles, grands prédateurs de pucerons, ont aussi besoin de se protéger du froid. Des planches en bois superposées et séparées de 5mm feront leur bonheur.
  • N’oublions pas les oiseaux et en particuliers les mésanges qui se nourrissent de larves et de chenilles au printemps. Placez un nichoir (de taille adaptée) dans un endroit tranquille et à l’abri des chats.

Bien entendu, vous pouvez aussi trouver toutes sortes d’abris et de nichoirs dans le commerce. Cependant, il faut relativiser le succès de ces constructions et autres hôtels à insectes : ils ne sont pas toujours occupés la première année et ces animaux préféreront toujours un abri naturel (si il est présent) à un abri artificiel. Veillez à toujours orienter l’abri à insectes vers le sud et le protéger de la pluie.

Pour plus d’informations :